Le samedi 7 mai 2005 se déroulait à Rabat, capitale Marocaine, le tournoi Maroc/France de l'école Chuong Quan Khi Dao. Les journaux locaux et la télévision nous ont fait l'honneur de parler de cette rencontre.
Profitant du jeudi férié, la délégation Française est partie 4 jours. Elle était composée de 16 personnes; 12 compétiteurs, 3 responsables (administratif, technique, arbitrage) et d'une supporter.
Lors de la coupe de France du 9 avril 2005 à Buxerolles, l'équipe sélectionnée pour défendre nos couleurs a été présentée officiellement, et ses membres ont reçu les billets d'avion pour réaliser le voyage au Maroc.
L'équipe étant composée de pratiquants provenant de toute la France, le jeudi 5 mai le départ s'est donc fait, de 3 aéroports différents: Nice, Marseille et Paris.
L'accueil marocain était à la hauteur de sa réputation. Nous avions la chance d'être hébergés chez l'habitant, ce qui nous a permis de vivre au rythme des habitudes locales, et de goûter aux plats familiaux.
En dehors du samedi, jour de la compétition, Les compétiteurs ont eu le temps de faire du tourisme (jeudi, vendredi et dimanche), pendant que les responsables animaient des stages. Le tourisme a porté principalement sur la visite du mausolée de Mohamed V, de centres d'artisanat, de la Médina et son Souk où les prix étaient des plus attractifs. Certains en ont aussi profité pour rencontrer des membres de leur famille.
Tout commence le jeudi 5 mai à l'aéroport. Pour ceux qui partent de Marseille le vol a lieu avec la compagnie Royal Air Maroc. Un temps de vol de 2h30. 2h de décalage horaire. Ce jour là, il y a beaucoup de monde sur cette destination. Après les formalités d'usage, nous allons faire du shopping dans les magasins Duty Free, en attendant le départ.
Dans l'avion un bon repas nous donne un petit aperçu de la cuisine marocaine. Des écrans de télévision nous tiennent informés de l'évolution de notre trajet. Le temps passe vite, notre destination n'est plus très loin, nous survolons les terres et, à voir le paysage, nous devinons qu'il y fait très chaud.
L'avion atterrit à l'aéroport Mohammed V. Nous descendons et pénétrons dans le hall d'attente de la douane, où trône une superbe maquette de la célèbre mosquée Hassan II qui se trouve à Casablanca, toute proche capitale économique et plus grande ville du Maroc.
Nous sortons, la délégation Marocaine est là pour nous accueillir avec plusieurs
véhicules. Il reste encore environ 2h de
voiture pour rejoindre notre lieu d'hébergement. Il fait chaud, et une petite halte pour se désaltérer à mi chemin est la bienvenue.
Nous reprenons la route, et arrivons à Bettana un quartier de Sale, ville qui nous accueillera pour le temps de notre séjour.
Nous sommes logés chez l'habitant en 2 endroits différents. Ceux qui viennent de Paris ont atterri à Rabat. Ils sont donc déjà sur place chez Mahmed. Ils nous rejoindront plus tard. Le reste de la délégation Française, la plus grande partie du groupe est logée chez Zahra, la tante de Mohammed, frère de Mahmed, c'est aussi chez elle que se dérouleront les repas des 2 groupes. Je profite de ces lignes pour la remercier de la part de nous tous pour sa grande gentillesse.
Nous nous installons. Le soir arrive doucement, on décide alors d'une petite ballade à pied pour aller visiter la salle d'entraînement de Mohammed et dire bonjour à ses pratiquants. La salle est accueillante. A l'entrée, de nombreuses photos retracent les moments importants du club avec bien sûr l'affiche de notre rencontre Maroc/France.
De retour, un bon repas nous attend avec un régal de spécialités locales que l'on mange de façon traditionnelle, avec les mains, et un sympathique gâteau de bienvenue que les gourmands ne manquent pas d'honorer.
Le lendemain matin nous allons faire un peu de tourisme. Nous visitons un site artisanal avec notamment une fabrique et des échoppes de poterie où, bien sûr, le plat à Tajine est roi.
L'après midi, pendant que les pratiquants continuent de faire du tourisme, les cadres vont animer un stage d'arbitrage dans la salle d'entraînement de Mahmed qui, par rapport à notre lieu d'hébergement, se situe dans un autre quartier de la ville. Là aussi, de nombreuses photos tapissent l'entrée. De nombreux pratiquants ont répondu présent à ce stage, preuve qu'ils ont compris le rôle essentiel de l'arbitre, car sans lui, pas de compétition.
Lorsque nous rentrons du stage les filles sont déjà revenues de leur promenade. En nous attendant, elles se sont déguisées en mariées.
Le soir, après s'être régalé d'un bon repas, nous allons faire une promenade nocturne pour visiter le quartier.
Nous ne rentrons pas trop tard, car demain c'est le grand jour, il va être long.
Samedi, tout le monde se réveille de bonne heure, un peu stressé car c'est le jour de la rencontre. Il y a un peu de route à faire pour rejoindre la salle couverte Al Mamoun Océan qui se situe à Rabat, la capitale Marocaine.
Il est 8h00, tous les compétiteurs entrent dans le gymnase.
Tous les responsables Marocains sont là : le président Mohammed BABAABBOU, le vice président Hassan SIBARI, le secrétaire général Mhamed BABAABBOU, le secrétaire adjoint Abdellah JAIDI, Le trésorier Omar ERRIMI, la trésorière adjointe Halima JAMAL, le responsable de l'arbitrage est Khalid JELLAL et la conseillère Touria CHENTOUFFI.
L'installation des tapis se termine. Il a fallu les faire venir de loin. Les trophées, véritables petites œuvres artisanales faites main, sont mis en place.
Les équipes nationales commencent à s'échauffer.
A cette heure, il y a peu de supporters, mais les quelques uns déjà présents suffisent à mettre l'ambiance.
Les équipes regagnent les vestiaires, la cérémonie d'ouverture qui annonce officiellement le début de la compétition peut commencer.
Une fois celle-ci terminée, nous faisons une séance de photos pour immortaliser l'évènement.
La compétition peut alors débuter. Une à une, les catégories techniques sont appelées. Les techniciens se présentent. Le stress et la fatigue provoquent quelques ratés, pour les Français comme pour les Marocains qui voient leur meilleur technicien se tromper.
La télévision Marocaine vient nous rendre visite. Elle filme, et interviewe Aurélie qui vient d'effectuer son Quyen. Ce petit reportage sera présenté à la télévision le jour de notre départ.
La compétition technique se déroule jusqu'à l'heure du repas. Pas le temps ni l'envie de faire bombance, tout le monde se contente d'un sandwich et d'un bref repos.
La compétition se poursuit par la catégorie combat garçons gradés par équipes. La salle se remplit de spectateurs l'ambiance devient chaude. Après les combats par équipe, un entracte à lieu pour que les enfants présentent un petit spectacle avec les drapeaux de nos 2 nations.
Puis les combats reprennent, cette fois il s'agit des catégories individuelles.
La compétition prend fin avec la catégorie combat filles individuel ceinture noire. Mais la manifestation n'est pas terminée, elle se poursuit avec une petite démonstration et, bien sûr, la remise des magnifiques trophées présentés sur des coussins par de charmantes hôtesses.
Avant de partir, encore une belle photo de famille, il nous faut des souvenirs !
Il est tard, mais nous n'allons pas nous coucher de bonne heure car une fête nous attend chez Zahra, et il y a une surprise : la présence d'un groupe musical traditionnel avec danseuses, danseur, et pour tous instruments de musique, 1 violon et des tambourins. Tout le monde danse au rythme des musiques locales, les danseuses du groupe réalisent quelques unes de leurs spécialités. La fête dure jusqu'au petit matin.
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Après peu d'heures de sommeil, nous allons visiter le mausolée de Mohammed V, père de l'indépendance du Maroc.
Ensuite nous allons faire un peu de shopping au souk de la Médina, célèbre marché dans des rues pittoresque, avec des tarifs intéressants. |
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Mais pour les cadres pas le temps de s'attarder il faut vite rentrer manger pour animer un stage technique dans la salle couverte Al Mamoun Océan à Rabat, là où la veille a eu lieu la compétition.
La salle est grande mais il fallait au moins ça. Une centaine de pratiquants tous niveaux, tous âges nous attendent. Le stage se déroule bien, les pratiquants semblent enchantés.
Plus moyen de partir, ils veulent tous faire des photos avec nous.
Nous rentrons, le séjour touche à sa fin, une discussion concernant le retour s'engage. Nous devons être très tôt à l'aéroport le lendemain. Il n'y aura pas assez de voitures pour nous amener car tout le monde travaille. Il nous faudra donc prendre le train avec les incertitudes que cela comporte quand au respect des horaires. Afin d'être sûr de ne pas être en retard, nous décidons de partir le soir. Mais le dernier train est pour bientôt, pas le temps de manger, avec une certaine précipitation, tout le monde emballe ses affaires, nous nous entassons vite dans les voitures et nous fonçons. Ouf ! Nous arrivons à temps. Nous achetons les billets. Il nous reste à peine 10 minutes pour nous dire au revoir et nous diriger vers le quai. Il y a beaucoup d'émotion. Cette décision de dernière minute, ce départ précipité, nous prive du bon repas qui nous avait été préparé. 5 minutes pour se dire au revoir, c'en est trop, quelqu'un commence à pleurer et c'est la contagion. Des larmes de part et d'autre, Français et Marocains, fondent en larmes dans les bras des uns et des autres, se promettent de s'écrire, de se donner des nouvelles, de se revoir bientôt ; bref, un grand moment de fraternité.
Le voyage en train se déroule sans encombre. Nous arrivons à destination, la station se situe juste sous l'aéroport. Pratique, surtout lorsqu'on a beaucoup de bagage. Mohammed et Hassan qui ont eu la gentillesse de nous accompagner prennent congé de nous. Nous allons rapidement nous restaurer, et nous cherchons un coin tranquille dans l'aéroport, car oui, nous allons être obligés de dormir à même le sol ou sur des bancs.
Nuit inconfortable, nous sommes réveillés 2 fois par la police pour contrôle de papier.
L'aube se lève, nous déjeunons, accomplissons les formalités nécessaires à notre vol de retour, et attendons notre avion dans un demi sommeil, où les pensées de chacun passent en revue les meilleurs moments de ce séjour. L'aventure est terminée.
Cette rencontre nous laisse tous un grand souvenir et nous espérons avoir une prochaine occasion de rééditer cette expérience.
De retour, cette manifestation valait bien quelques articles dans nos journaux.